Recherche – 91ż´Ć¬Íř European School of Political and Social Sciences Thu, 11 Jun 2026 13:00:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 Entretien avec Shoshana Fine : penser la violence au nom de la loi /actualite/entretien-avec-shoshana-fine/ Thu, 11 Jun 2026 12:55:12 +0000 /?post_type=actualite&p=53623 Dans cet ouvrage, les deux politistes interrogent un paradoxe rarement explorĂ© : loin d’ĂŞtre uniquement un rempart contre la violence, la loi peut Ă©galement contribuer Ă  la lĂ©gitimer. Ă€ partir de deux Ă©tudes de cas — les naufrages de migrants dans la Manche et l’intervention militaire en Libye en 2011 — les auteurs analysent la manière dont les dĂ©cideurs politiques mobilisent les catĂ©gories juridiques pour justifier certaines formes de violence ou s’en dĂ©responsabiliser.

« La violence au nom de la loi » : genèse d’un projet

D’oĂą est venue l’idĂ©e de cet ouvrage ?

Shoshana Fine : Nous rĂ©flĂ©chissons Ă  la question de la violence de la loi depuis plusieurs annĂ©es. Tout est parti d’une rĂ©flexion autour d’un article qui m’a amenĂ©e Ă  m’interroger sur la manière dont les dĂ©cideurs politiques dĂ©lèguent leur responsabilitĂ© face aux morts de migrants en MĂ©diterranĂ©e. Souvent, ils se rĂ©fèrent aux lois pour justifier leur irresponsabilitĂ©, associant le sauvetage au principe de souverainetĂ©. Ils ont tendance Ă  prĂ©senter les migrants comme responsables de leur situation de dĂ©tresse, estimant qu’ils ont choisi de participer Ă  une activitĂ© illĂ©gale.

Que signifie concrètement le titre La violence au nom de la loi ?

Shoshana Fine : De nombreuses approches dominantes des relations internationales, notamment les approches libĂ©rales, considèrent la violence comme quelque chose d’extĂ©rieur au droit. De mĂŞme, un ensemble de juristes et de politistes critiques, s’appuyant sur Agamben et sur la notion d’« Ă©tat d’exception », ont mis en Ă©vidence les ressorts de la violence exercĂ©e contre les populations Ă  travers la privation de leurs droits ou la suspension de la loi. C’est peut-ĂŞtre lĂ  que nous avons une diffĂ©rence importante avec certaines analyses de l’état d’exception : la violence des dĂ©mocraties libĂ©rales contemporaines ne passe pas seulement par la suspension du droit, mais aussi et peut-ĂŞtre surtout par sa normalitĂ© mĂŞme, par son application apparemment rationnelle. Notre problème n’est pas principalement la suspension du droit, mais la manière dont le droit lui-mĂŞme peut devenir producteur de violence.

Ce n’est pas tant le contenu des lois qui nous intĂ©resse que leur structure formelle, qui permet de lĂ©gitimer certaines formes de violence.


Deux terrains d’enquĂŞte : la Manche et la Libye

Quels sont les principaux cas Ă©tudiĂ©s dans l’ouvrage ?

Shoshana Fine : Nous avons travaillĂ© sur deux Ă©tudes de cas.

La première concerne les naufrages de migrants dans la Manche, notamment celui de novembre 2021, le plus meurtrier jamais survenu dans la Manche, qui causa la mort de vingt-sept personnes, ne laissant que deux survivants. Nous avons analysĂ© les discours de responsables politiques afin de comprendre comment ils construisaient une forme d’irresponsabilitĂ© face Ă  ces dĂ©cès.

La seconde porte sur les bombardements français dans le cadre de l’opĂ©ration menĂ©e par l’OTAN visant le rĂ©gime libyen en 2011. Nous avons aussi menĂ© des entretiens avec diffĂ©rents responsables politiques et dĂ©cideurs impliquĂ©s dans ces questions. Alors que notre entretien avec GĂ©rald Darmanin a montrĂ© une relation essentiellement instrumentale au droit, les diplomates proches de Nicolas Sarkozy dans le cas libyen y voyaient davantage un cadre normatif porteur de valeurs universelles, de progrès et de dĂ©mocratie. Lors de notre entretien, Darmanin a prĂ©sentĂ© le droit comme une contrainte limitant l’action de l’exĂ©cutif  « la loi s’impose », « nous avons peu de marge de manĹ“uvre »  tout en affirmant qu’il est efficace pour protĂ©ger des vies en mer mais inadaptĂ© Ă  la protection des frontières. Cette position contraste avec ses dĂ©clarations publiques, oĂą les normes juridiques sont mobilisĂ©es pour lĂ©gitimer des politiques migratoires restrictives et dĂ©responsabiliser les autoritĂ©s Ă©tatiques face aux morts de migrants en mer. Ă€ l’inverse, les diplomates du cas libyen semblaient davantage convaincus de la valeur intrinsèque du droit, de sa rationalitĂ© et de sa capacitĂ© Ă  promouvoir un ordre moral et politique universel.

L’objectif du livre n’est pas de critiquer la loi en elle-mĂŞme, mais plutĂ´t sa fĂ©tichisation ainsi que sa prĂ©tention Ă  l’universalitĂ©, Ă  l’objectivitĂ© et Ă  la logique.

Quelles sont les principales limites de votre travail ?

Shoshana Fine : Nous nous concentrons principalement sur les décideurs politiques. Cela permet de comprendre comment les élites participent à la légitimation de la violence auprès du public, mais il serait tout aussi intéressant d’étudier la manière dont les normes juridiques et morales interviennent dans les pratiques quotidiennes des acteurs de terrain, qu’il s’agisse des fonctionnaires, des bureaucrates, des humanitaires, des militaires ou encore des professionnels du droit. Explorer leurs raisonnements moraux et leur rapport au droit dans leurs interactions concrètes avec les migrants ou les populations affectées par les conflits constituerait une piste de recherche particulièrement féconde pour l’avenir.


Une réflexion en prise avec l’actualité

En quoi cet ouvrage rĂ©sonne-t-il avec les dĂ©bats contemporains ?

Shoshana Fine : Les discours juridiques occupent aujourd’hui une place centrale dans la lĂ©gitimation de la violence. Le risque est qu’ils absorbent l’ensemble du dĂ©bat politique.

On peut penser aux discussions autour de Gaza après les attaques du 7 octobre. Beaucoup de responsables politiques, mais aussi certains philosophes du droit de la guerre, ont affirmé qu’Israël « avait le droit » de faire la guerre au nom de la légitime défense. La possession d’un droit tend parfois à clore la réflexion sur les alternatives politiques concrètes et sur les conséquences humaines de l’usage de la violence.

Ă€ Gaza, une partie du dĂ©bat s’est concentrĂ©e sur la qualification juridique exacte des Ă©vĂ©nements : gĂ©nocide, crimes contre l’humanitĂ©, crimes de guerre. Ces questions sont Ă©videmment importantes. Mais il me semble qu’elles ne devraient pas devenir la condition prĂ©alable de notre capacitĂ© Ă  reconnaĂ®tre la souffrance ou Ă  condamner certaines violences. Les morts civiles, les dĂ©placements forcĂ©s ou les destructions massives demeurent politiquement et moralement significatifs avant mĂŞme qu’un tribunal ait statuĂ©. Dans des conflits comme Gaza, les questions juridiques sont importantes, mais elles ne devraient pas devenir les seules questions pertinentes. C’est prĂ©cisĂ©ment ici que le risque de ce qu’on appelle la nomofication apparaĂ®t : lorsque la qualification juridique absorbe progressivement l’ensemble de la rĂ©flexion morale et politique. Notre rĂ©flexion montre qu’il est nĂ©cessaire de conserver une distance critique vis-Ă -vis des catĂ©gories juridiques et d’Ă©viter de les confondre avec la morale elle-mĂŞme. Ce n’est pas parce qu’une action est lĂ©gale qu’elle est nĂ©cessairement juste.


Nomofication : comprendre les mĂ©canismes de lĂ©gitimation

Qu’est-ce qui vous a particulièrement surpris au cours de vos recherches ?

Shoshana Fine : À partir de nos enquêtes, nous avons progressivement développé le concept de nomofication, par lequel nous désignons un processus par lequel les individus, les actions et les événements deviennent intelligibles à travers des catégories juridiques qui apparaissent comme universelles, logiques, objectives et, pour cette raison même, morales. Dans cette perspective, la valeur des individus tend à être déterminée par leur rapport à la loi.

Dans le livre, nous développons trois dimensions de la nomofication.

La première est la nomofication morale, qui interroge les liens entre droit et moralité. Souvent, le droit est assimilé à la moralité, comme si ce qui était légal était nécessairement juste.

La deuxième est la nomofication logique, c’est-Ă -dire la manière dont le droit peut prĂ©senter certaines rĂ©ponses comme nĂ©cessaires ou inĂ©vitables.

Enfin, nous analysons la nomofication émotionnelle. Alors que l’on pourrait intuitivement s’attendre à ce que le droit serve avant tout un langage objectivant qui neutralise les émotions, nous avons été surpris de constater, à travers nos études de cas, que les références au droit peuvent être investies émotionnellement.

Dans le cas migratoire, la nomofication émotionnelle fonctionne principalement par neutralisation affective. Les catégorisations légales telles que « migrant irrégulier » ou « small boats » dépouillent les migrants de leur individualité et les relèguent à des unités interchangeables dans un cadre légal. À l’inverse, dans le cas libyen, la nomofication émotionnelle opère principalement par activation affective. Les références aux « crimes contre l’humanité », ou aux « violations des droits humains » intensifient l’émotion. Des cadres juridiques tels que la « Responsabilité de protéger » servent de vecteurs à l’indignation morale et à la revendication de justice, légitimant l’action militaire par des appels à des normes universelles.


Ă€ qui s’adresse cet ouvrage ?

Shoshana Fine : L’ouvrage s’adresse à un public à la fois académique et, plus largement, citoyen. Il propose des outils pour réfléchir à la place centrale qu’occupe aujourd’hui le discours juridique dans la légitimation des actions politiques et, notamment, de la violence exercée par les démocraties libérales.

Nous espérons qu’il contribuera à nourrir une réflexion critique sur une certaine conception du droit, souvent perçu comme totalisant, échappant à la maîtrise humaine et associé à la moralité comme à la nécessité.


Ă€ propos des auteurs

Shoshana Fine est maĂ®tresse de confĂ©rences en science politique Ă  91ż´Ć¬Íř depuis 2021. SpĂ©cialiste des politiques migratoires, elle travaille depuis plus de quinze ans sur les questions de migration, de frontières et de gouvernance internationale. Après une thèse en relations internationales Ă  Sciences Po Paris, elle a poursuivi ses recherches Ă  travers plusieurs postes postdoctoraux en France et en Belgique.

Thomas Lindemann est professeur de science politique Ă  l’UniversitĂ© de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et Ă  l’École polytechnique. Ses travaux portent principalement sur les conflits armĂ©s, la guerre et les relations internationales.

Cette complĂ©mentaritĂ© entre l’Ă©tude des politiques migratoires et celle des conflits constitue l’un des points de dĂ©part de leur rĂ©flexion commune pour l’ouvrage « La violence au nom de la loi Â» (Presses de Sciences Po, 2026).

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Atelier : Élections infranationales en temps de crise nationale en France et au-delĂ  /evenement/atelier-elections-infranationales/ Fri, 29 May 2026 14:23:23 +0000 /?post_type=evenement&p=53605 91ż´Ć¬Íř-Lab a le plaisir d’accueillir un atelier consacrĂ© aux Ă©lections infranationales en temps de crise nationale en France et au-delĂ .
Ěý
Ces élections infranationales ont lieu à travers le monde dans un contexte de défis multiples et imbriqués : inégalités économiques persistantes entre les territoires, débats permanents sur la décentralisation et la recentralisation, finances publiques dégradées des administrations territoriales, craintes renforcées autour des services publiques, de la sécurité et de la transition environnementale. Elles font suite à une période de volatilité politique intense au niveau national, caractérisée par l’affaiblissement des ancrages partisans, la hausse de l’abstention et la montée de la méfiance à l’égard des institutions politiques.
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Les Ă©lections infranationales ont longtemps jouĂ© un double rĂ´leĚý:Ěýelles sont Ă  la fois arènes de la reprĂ©sentation territoriale et bancs d’essai pour les tendances politiques nationales. Les Ă©lections infranationales contemporaines n’y font pas exception. Elles soulèvent plusieurs questions crucialesĚý: la rĂ©silience des Ă©lites politiques locales, la capacitĂ© des paris Ă  mobiliser leurs Ă©lecteurs dans un contexte Ă  faible saillance Ă©lectorale mais aussi la mesure dans laquelle la politique locale reste protĂ©gĂ©e de – ou se retrouve de plus en plus façonnĂ©e par – les clivages idĂ©ologiques et nationaux.

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The EU Conversations 2026 : Michael Holmes modĂ©rateur d’une table ronde sur l’Ă©largissement de l’UE /actualite/eu-conversations-2026/ Mon, 20 Apr 2026 09:58:08 +0000 /?post_type=actualite&p=53422 « ProtĂ©ger l’avenir », un enjeu au cĹ“ur des dĂ©bats actuels

Dans le contexte de l’Ă©volution du paysage gĂ©opolitique et de son impact sur l’Union europĂ©enne, la confĂ©rence internationale de haut niveau « The EU Conversations 2026 » s’est tenue le 10 avril 2026 Ă  Riga, Lettonie. Cet Ă©vĂ©nement annuel a rĂ©uni des responsables politiques, des experts en politiques publiques et des universitaires afin de discuter et de dĂ©battre des grands enjeux europĂ©ens contemporains, sous le thème « ProtĂ©ger l’avenir ».

Organisé par l’Institut letton des affaires internationales en coopération avec la Représentation de la Commission européenne en Lettonie et le Parlement de la République de Lettonie, l’événement de cette année a réuni des participants tels qu’Egils Levits (ancien président de la Lettonie), Yves Leterme (ancien Premier ministre belge), Baiba Braže (ministre lettone des Affaires étrangères) et Roberts Zīle (vice-président du Parlement européen). .

Une discussion sur les dĂ©fis auxquels sont confrontĂ©s les pays candidats actuels Ă  l’adhĂ©sion Ă  l’UE

Le Dr Michael Holmes, professeur associĂ© de sciences politiques Ă  91ż´Ć¬Íř, a prĂ©sidĂ© une table ronde sur l’Ă©largissement de l’UE, au cours de laquelle ont Ă©tĂ© abordĂ©es les expĂ©riences de pays tels que les trois États baltes en matière d’adaptation Ă  l’adhĂ©sion Ă  l’UE, ainsi que les dĂ©fis auxquels sont confrontĂ©s les pays candidats actuels, tels que les États des Balkans occidentaux, l’Ukraine et la Moldavie.

Ce thème a Ă©tĂ© dĂ©battu par le Dr Giulio Venneri, chef adjoint de l’unitĂ© « StratĂ©gie et coordination de l’Ă©largissement » (DG ENEST, Commission europĂ©enne), Kristina BaleišytÄ—, ministre plĂ©nipotentiaire (COELA), Ă  la ReprĂ©sentation permanente de la Lituanie auprès de l’UE, et Martin Vokálek, directeur exĂ©cutif de l’Institut EUROPEUM pour la politique europĂ©enne.

« L’Ă©largissement est souvent considĂ©rĂ© comme un problème dans les États membres de l’UE aujourd’hui, mais notre discussion a montrĂ© qu’il s’agit en rĂ©alitĂ© de l’une des grandes rĂ©ussites de l’intĂ©gration » — Michael Holmes

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Open Lab — JournĂ©e de la Recherche 2026 /evenement/open-lab-journee-de-la-recherche-2026/ Mon, 13 Apr 2026 13:14:10 +0000 /?post_type=evenement&p=53350 L’évĂ©nement se tiendra dans l’écrin patrimonial duĚýPalais Rameau, au cĹ“ur de Lille. Le thème de la table ronde cette annĂ©e est rĂ©solument ancrĂ© dans les enjeux contemporains :Ěý« Les intelligences au service de l’identification, de la prĂ©diction et de la gestion des risques Ă©mergents ».

Dans un monde traversé par des mutations rapides — technologiques, sanitaires, environnementales, sociales — la capacité à comprendre, anticiper et accompagner les risques devient un défi majeur. Intelligence artificielle, intelligence collective, intelligence médicale, intelligence territoriale ou encore intelligence sociale : toutes ces formes d’intelligence seront mises en lumière pour explorer comment elles peuvent contribuer à mieux détecter les signaux faibles, modéliser l’incertitude, éclairer la décision et renforcer la résilience de nos sociétés.

Au croisement des sciences de l’ingĂ©nieur, des sciences mĂ©dicales et des sciences humaines et sociales, cette journĂ©e se veut un vĂ©ritable laboratoire d’idĂ©es Ă  ciel ouvert. Chercheurs, entreprises, Ă©tudiants et alumni, usagers, partenaires institutionnels, acteurs associatifs, passionnĂ©s et simples curieux s’y retrouveront pour dĂ©couvrir la richesse et la diversitĂ© des travaux de recherche menĂ©s au sein des Ă©tablissements de la Catho, dont 91ż´Ć¬Íř.

Table ronde, démonstrations, posters scientifiques, temps d’échanges informels et rencontres inspirantes rythmeront la journée.

L’Open Lab a pour ambition de décloisonner les savoirs, de favoriser les passerelles entre disciplines et de créer des opportunités de collaboration concrètes entre recherche et société.

Parce que les grands défis ne se relèvent jamais seuls, cette cinquième édition invitera chacun à prendre part à la réflexion collective. Chercher, c’est comprendre. Partager, c’est avancer. Imaginer ensemble, c’est déjà construire.

Venez explorer, questionner, débattre et co-créer les solutions de demain pour bâtir un avenir plus durable, plus éclairé et plus harmonieux.

Programme de la journée

  • 09H00 – 09H05 : Mots d’introduction
  • 09H05 – 10H05 : Table ronde
  • 10H05 – 12H30 : Ouverture des stands
  • 12H30 – 14H00 : DĂ©jeuner et clĂ´ture de l’évĂ©nement

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Nouvelle parution ! Activating European Citizens’ Trust in Times of Crisis and Polarization /actualite/nouvelle-parution-act-eu/ Tue, 31 Mar 2026 12:40:42 +0000 /?post_type=actualite&p=53152 Démocratie, confiance politique et légitimité

Ce livre en libre accès, fruit du projet ActEUĚýfinancĂ© par la Commission europĂ©enne dans le cadre du programme Horizon Europe, explique pourquoi les dĂ©mocraties reprĂ©sentatives ont besoin de confiance politique et de lĂ©gitimitĂ© : la confiance politique est un Ă©lĂ©ment crucial mais sous-estimĂ© dans les dĂ©mocraties reprĂ©sentatives en Europe. Une relation de confiance entre les citoyens et les institutions de l’État assure le bon fonctionnement des systèmes dĂ©mocratiques, rĂ©duit les coĂ»ts de transaction et facilite la justification des dĂ©cisions politiques. Sans l’engagement d’une masse critique, les gouvernements dĂ©mocratiques ne peuvent pas acquĂ©rir de lĂ©gitimitĂ© auprès de la population.

Alors qu’une relation de confiance stable entre les citoyens et l’État, notamment par le biais des partis politiques, est une condition préalable aux démocraties représentatives en temps normal, elle devient encore plus importante en période de changement démocratique significatif et de turbulences, c’est-à-dire lorsque les démocraties sont en mutation.

En conséquence, les contributions réunies ici examinent la confiance politique et la légitimité en Europe à l’aide d’un nouveau cadre conceptuel — le triangle conceptuel ActEU — qui s’appuie sur les attitudes politiques des citoyens, leur participation politique et la représentation de leurs préférences politiques afin de cartographier et d’évaluer le déclin de la confiance politique et de la légitimité en Europe.

Un chapitre dédié à la confiance envers la démocratie française

Max-Valentin Robert et Felix Von Nostitz (91ż´Ć¬Íř, UniversitĂ© Catholique de Lille) ont tout deux contribuĂ© Ă  l’ouvrage en proposant un article intitulĂ© France: Attitudinal, Behavioural and Representational Trust and Legitimacy in the French Multi-Level Democracy.

Ce chapitre propose un aperçu de l’opinion publique française dans le contexte politique turbulent du printemps 2024. Il se concentre sur les niveaux de confiance envers les différents acteurs et institutions politiques qui structurent la démocratie multiniveau en France, et la manière dont cette confiance est liée aux attitudes du public sur des questions clivantes dans les sociétés européennes contemporaines, telles que l’immigration, le changement climatique et l’égalité des genres.

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Colloque : « Justice en action : Repenser la transition énergétique depuis les marges » /evenement/colloque-justice-en-action/ Tue, 24 Mar 2026 09:54:19 +0000 /?post_type=evenement&p=53114 Ce workshop vise à poser les bases d’une clinique de la justice climatique et énergétique au sein de l’Université Catholique de Lille. Inspirée du service learning, cette initiative ambitionne de mettre en commun des savoirs interdisciplinaires et inter-professionnels, en impliquant activement les étudiants dans des actions concrètes auprès de populations marginalisées ou à risque face à la transition énergétique.

Le workshop servira de laboratoire de réflexion collective, réunissant chercheurs, praticiens, décideurs publics et acteurs de terrain pour identifier les besoins, modèles existants et leviers de financement d’une telle structure.

L’objectif : construire une transition énergétique réellement juste, où le droit et la justice deviennent des outils d’inclusion, d’innovation sociale et de transformation durable.

Ce colloque s’inscrit dans la continuité d’un workshop interdisciplinaire et intersectoriel organisé au Wits Institute for social and economic research, University of the Witwatersrand, en février 2026 dans le cadre d’un projet pilote de réseau, « Redistribution de la valeur dans les chaînes de valeur minières africaines : un programme de recherche et d’action », financé par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH).

Programme

Dates et horaires :

  • Jeudi 9 avril 2026, de 9h Ă  20h (ouvert Ă  la communautĂ© universitaire et au grand public)
  • Vendredi 10 avril 2026, de 9h Ă  12h (atelier fermĂ© — sur invitation)

Contact

Sara Dezalay, Professeure Ă  91ż´Ć¬Íř – UniversitĂ© catholique de Lille
sara.dezalay@univ-catholille.fr

© Crédit photo : Ors I, Sarah Ritter, 2022

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Le Prix Susan Strange 2025 : cĂ©lĂ©brer l’excellence acadĂ©mique en sciences politiques /actualite/resultats-prix-susan-strange-2025/ Mon, 09 Mar 2026 16:02:37 +0000 /?post_type=actualite&p=53022 91ż´Ć¬Íř et son laboratoire de recherche, 91ż´Ć¬Íř-Lab, sont heureux de fĂ©liciter les laurĂ©ates du Prix Susan Strange 2025, qui rĂ©compense l’excellence acadĂ©mique dans le domaine des sciences politiques. Ce prix, qui porte le nom de la cĂ©lèbre politologue britannique Susan Strange, met Ă  l’honneur les travaux de recherche rĂ©alisĂ©s par les Ă©tudiants d’91ż´Ć¬Íř, tant au niveau de la Licence que du Master.

Une compétition d’excellence

Destiné à récompenser le meilleur mémoire de Master et le meilleur dossier de recherche de Licence 3, le Prix Susan Strange valorise des travaux d’exception réalisés au cours de l’année universitaire 2024-2025. Pour être éligibles, les candidats devaient avoir obtenu des notes d’excellence, soit au moins 15/20 pour les mémoires de Master et 17/20 pour les dossiers de Licence.

Après une prĂ©sĂ©lection rigoureuse, les Ă©tudiants souhaitant concourir ont soumis une prĂ©sentation de leur travail Ă  un jury composĂ© de personnalitĂ©s de l’enseignement et de la recherche Ă  91ż´Ć¬Íř, qui s’est ensuite rĂ©uni afin d’évaluer les travaux et de dĂ©signer les laurĂ©ates.

Toutes nos félicitations aux lauréates du Prix Susan Strange 2025

À l’issue de cette évaluation, le jury a décerné le Prix Susan Strange 2025 à un mémoire de Master et à un dossier de recherche de Licence. Les travaux récompensés se distinguent par leur qualité, leur originalité et leur rigueur académique. L’engagement des étudiantes, leur passion pour la recherche et leur capacité à analyser des problématiques complexes ont fait de leurs travaux une contribution remarquable au champ des sciences politiques.

Meilleur mémoire de Master

Nozomi Miwa, Master Digital Politics and Governance, pour son mémoire intitulé « »

Meilleur dossier de recherche de Licence

Marème Bakaga, Licence européenne de science politique, pour son dossier de recherche intitulé « »

Le Prix Susan Strange, un engagement pour l’avenir

Ces étudiantes se sont distinguées par leur excellence académique, leur rigueur méthodologique et l’originalité de leurs travaux. Doté d’un montant de 1000 € pour chaque lauréate, le Prix Susan Strange met en lumière leur contribution significative aux sciences politiques et aux relations internationales.

Nous fĂ©licitons chaleureusement les laurĂ©ates pour leurs rĂ©alisations exceptionnelles et leur engagement envers la recherche. Leur travail illustre la qualitĂ© de la formation Ă  91ż´Ć¬Íř et la richesse des dĂ©bats acadĂ©miques qui animent notre institution. Nous leur souhaitons une carrière brillante et sommes convaincus que leurs parcours inspireront les gĂ©nĂ©rations futures d’étudiants.

Rendez-vous en 2026 pour une nouvelle édition du Prix Susan Strange !

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Justice, climat et extraction : un workshop international coorganisĂ© par 91ż´Ć¬Íř en Afrique du Sud /actualite/workshop-justice-climat-extraction/ Fri, 20 Feb 2026 14:30:28 +0000 /?post_type=actualite&p=52974 Les 26 et 27 fĂ©vrier 2026 se dĂ©roulera un workshop intitulĂ© « Justice, Climate and Extraction: Rethinking Global Justice from the African South », coorganisĂ© par Sara Dezalay, professeure en relations internationales et en droit international Ă  91ż´Ć¬Íř, UniversitĂ© Catholique de Lille, et Jonathan Klaaren, professeur au Wits Institute for Social and Economic Research (WiSER – University of the Witwatersrand).

L’Ă©vĂ©nement, organisĂ© avec le soutien de la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH), rĂ©unira des chercheurs, des professionnels et des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile venus d’Afrique et du monde entier afin d’explorer de nouvelles approches de la justice, du droit et de l’extraction dans un contexte de transition post-carbone. L’objectif est de favoriser le dialogue et la rĂ©ciprocitĂ©, ainsi que de coproduire des connaissances entre les rĂ©gions et les disciplines, en mettant l’accent sur l’élaboration de cadres Ă©quitables pour le dĂ©veloppement durable.

Dans la continuitĂ© de cette dynamique, 91ż´Ć¬Íř accueillera les 9 et 10 avril prochains un workshop s’inscrivant dans la mĂŞme lignĂ©e, consacrĂ© aux enjeux de la justice et de l’extractivisme.

© Crédit photo : Ors II, Sarah Ritter, 2022

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[ReportĂ©] SĂ©minaire gĂ©nĂ©ral : « The State as Family: How Family Structure Shapes Ideology » /evenement/seminaire-general-the-state-as-family/ Tue, 17 Feb 2026 08:47:11 +0000 /?post_type=evenement&p=52964 Le sĂ©minaire sera reportĂ© Ă  l’annĂ©e universitaire 2026-2027.

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[Reporté] « Géoéconomie du lithium: Équilibre de la dépendance de la filière lithium française » /evenement/conference-cloture-doctorat-geoeconomie-du-lithium/ Tue, 17 Feb 2026 08:40:16 +0000 /?post_type=evenement&p=52961

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